|
|

Qu’est-ce qu'un cyclone
?
Comment se manifeste t-il
?
Les conséquences
sur les personnes, les biens et l’environnement
Le risque cyclonique et
vents forts à la Réunion
Exemples d'évènements
cycloniques à la Réunion
Les mesures prises
pour faire face au risque
Pour en savoir plus...
Risque cyclonique :
les consignes de sécurité
Risque vents forts
: les consignes de sécurité
Documents divers
Qu’est-ce
qu'un cyclone ? |
Un
cyclone tropical est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire se
caractérisant par une énorme masse nuageuse
d’un diamètre moyen de 500 km, mais pouvant
dépasser exceptionnellement 1 000 km. Il naît
au-dessus des eaux chaudes tropicales uniquement si des
conditions thermiques, géographiques et météorologiques
bien définies sont réunies. L’activité nuageuse
associée au cyclone est organisée en bandes
spiralées qui convergent vers un anneau central
où les pluies sont torrentielles et les vents d’une
violence extrême. Cet anneau, matérialisé par
une muraille nuageuse de 14 à 18 km de hauteur,
constitue ce que l’on appelle le mur de l’œil du
cyclone. Il délimite une zone centrale « d’accalmie » correspondant à l’œil
du cyclone, d’un diamètre très
variable, de l’ordre de 40 km en moyenne, et où les
vents sont faibles et le ciel peu nuageux.
Le
cyclone est associé à une
zone de basse pression atmosphérique (ou
dépression) très creuse. La pression centrale est généralement
inférieure à 960 hPa (hectoPascal), voire 900
hPa pour les cyclones les plus intenses, sachant que la pression
atmosphérique moyenne habituelle est de 1 013
hPa. Cette différence de pression entre le cœur
du système et sa périphérie est à l’origine
des vents violents du cyclone.
Par
définition, un
cyclone tropical est une dépression d’origine
tropicale dans laquelle la vitesse des vents maximaux, moyennée
sur 10 minutes, est égale ou supérieure à 118
km/h, sachant qu’à ce stade, les rafales maximales
peuvent déjà atteindre 170 km/h.
Ainsi,
en pratique, les conditions cycloniques correspondent à des vents de plus de 150 km/h en pointes.
Les vents associés à des rafales comprises
entre 100 et 150 km/h rentrent dans la catégorie des
vents forts « non cycloniques »

Comment
se manifeste t-il ? |
Le
caractère destructeur
des phénomènes cycloniques est dû :
aux
vents, dont les rafales peuvent dépasser
les 300 km/h. Les changements de direction et les
renforcements, souvent brutaux, notamment de part et d’autre
du passage de l’œil, peuvent être à l’origine
de dégâts considérables ; par
ailleurs, le vent, lorsqu’il atteint des valeurs
très élevées, transforme en véritables
missiles les objets parfois très lourds qu’il
est alors capable d’emporter ;
aux
précipitations souvent torrentielles,
source d’aléas importants : inondations, glissements
de terrain et coulées boueuses en particulier ;
à une
surélévation
du niveau de la mer anormale et temporaire qui, associée à la
marée astronomique, donne ce que l’on appelle
la « marée de tempête » ;
à la
houle cyclonique, dont les vagues générées
par le vent, hautes d’une dizaine de mètres
ou plus, peuvent être
observées jusqu’à 1 000 km
du cyclone à l’origine de sa formation


Les
conséquences sur les personnes, les biens
et l’environnement |
 Conséquences
humaines : victimes
corporelles et sans abri. Les causes de décès
ou de blessures sont surtout dues aux marées de tempête
provoquant l’inondation
des zones basses littorales et aux effets liés aux
fortes précipitations (chute
de blocs, coulées
boueuses…).
Conséquences
sur les biens : destruction
partielle ou totale des édifices, des infrastructures
de transports, des infrastructures industrielles, des réseaux
divers
(eaux, électricité,
télécommunication),
des infrastructures agricoles et interruption des liaisons
aériennes et maritimes. Ces destructions peuvent avoir
un coût considérable.
Conséquences
sur l’environnement : destruction
des zones forestières, des cultures, du bétail,
dégâts sur la faune et la flore liés aux
inondations et aux vents violents.

Le
risque cyclonique et vents forts à la Réunion |
La menace cyclonique à La
Réunion s’étend de décembre à avril,
avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral,
entre janvier et mars. Néanmoins, dans le bassin
cyclonique du sud-ouest de l’océan Indien,
des cyclones matures ont déjà été observés
dès le mois d’octobre et jusqu’en mai.
Même si statistiquement, il apparaît que les
régions est et nord-est de la Réunion sont
davantage exposées, tous les secteurs de l’île
sont néanmoins susceptibles d’être touchés
par la partie la plus active d’un cyclone tropical.
(zone la plus violente,
assez réduite, située
au cœur du cyclone).
Les statistiques donnent une période de retour d’environ
6 ans pour l’observation de vents cycloniques sur
l’île. Ceci dit, il est déjà arrivé que
deux cyclones ravagent l’île à un an
d’intervalle (par
exemple en 1944 et 1945).
Par ailleurs, les tempêtes tropicales peuvent aussi
provoquer des dégâts importants lorsqu’elles
passent à proximité immédiate de l’île,
de par les pluies abondantes qu’elles peuvent générer.
Aussi, si l’on considère l’ensemble
des cyclones et tempêtes qui sont passés à moins
de 100 km des côtes ces dernières 40 années,
la durée de retour d’un tel phénomène
s’établit alors à environ 2 ans, avec
toutefois une répartition très irrégulière
dans le temps.

Exemples
d'évènements cycloniques marquants |
Janvier
2002 – Cyclone
Dina – dégâts très importants
Janvier 1989 – Cyclone Firinga – 4 morts et de
sérieux dégâts
Janvier 1980 – Tempête Hyacinthe – 25 morts
et dommages très importants, essentiellement dus aux
précipitations records tombées en l’espace
de 15 jours
Février 1962 – Cyclone Jenny – 36 morts
et dégâts considérables dus au vent (rafales
estimées à 250 Km/h à Gillot)
Janvier 1948 – Cyclone – 165 morts et dégâts énormes (perte
totale pour les cultures vivrières)

Les
mesures prises pour faire face au risque |
La
prise en compte du risque dans les règles de construction
Il s’agit de mettre en œuvre des règles
de construction para-cyclonique destinées à améliorer
la résistance générale du bâti contre
les cyclones et surtout contre les vents violents. Un bâtiment
construit selon ces règles pourra subir des dégâts
plus ou moins importants mais préservera mieux la
vie de ses occupants.
La
prise en compte du risque dans l’aménagement
du territoire
La réduction des conséquences destructrices des
cyclones passe par la maîtrise de l’urbanisation
dans les zones à risque grâce aux différents
documents d’urbanisme existants (SAR, SCOT, PLU, PPR…).
La
surveillance météorologique
La surveillance des dépressions et cyclones tropicaux
repose pour l’essentiel sur l’exploitation des
données satellitaires. Ces images permettent de localiser
le centre de la perturbation et donc, d’une image sur
l’autre, de déterminer son déplacement ;
l’utilisation de techniques d’analyse fiables et
performantes permettent également d’en apprécier
l’intensité. Pour la réception directe
de ces images, le Centre des Cyclones Tropicaux de la Réunion
(direction interrégionale de Météo-France à Saint-Denis) est
doté de plusieurs stations de réception satellitaire à haute
résolution. Par ailleurs, des progrès sont enregistrés
au niveau de la prévision de ces phénomènes
grâce à l’amélioration progressive
de la modélisation numérique. Ainsi, l’analyse
des perturbations tropicales, leur suivi et la prévision
de leur trajectoire et de leur intensité permettent
de déclencher à temps les alertes cycloniques.
Les
systèmes d’alertes cycloniques et de vents
forts
En cas de menace cyclonique, le préfet déclenche
les alertes prévues au plan de secours spécialisé « Cyclones » (PSS
Cyclones) afin d’avertir en temps utile la population.
Ce système d’alerte a permis de faire chuter considérablement
le nombre de victimes et l’ampleur des dégâts
provoqués par un cyclone. Le plan prévoit deux
niveaux d’alerte, l’alerte orange et l’alerte
rouge, précédés d’une phase de vigilance
et éventuellement suivis d’une phase de prudence :
la
pré-alerte cyclonique : il
s’agit
d’une mise en garde contre le péril cyclonique.
Une perturbation cyclonique évolue dans la zone ;
elle présente une menace pour La Réunion
sans pour autant qu’un délai puisse être
indiqué de façon précise ;
alerte
orange : la menace se précise.
Il peut y avoir danger pour l’île dans les 24
heures. Les établissements scolaires et les crèches
ferment mais la vie économique continue ;
alerte
rouge : elle indique que le
danger cyclonique est imminent ; le cyclone ou la tempête
affectera l’île ou sa périphérie
immédiate dans les heures qui suivent. En alerte rouge,
toute circulation est formellement interdite et il est
interdit de sortir de chez soi. La population dispose d’un
préavis de 3 heures pour se mettre à l’abri
et prendre toutes mesures propres à assurer sa sécurité et
celle de ses proches ;
la
phase de sauvegarde : la menace cyclonique
est écartée mais des dangers demeurent suite
au passage du phénomène (réseau routier
totalement ou partiellement impraticable, arbres arrachés,
fils électriques à terre, radiers submergés, éboulements,
etc.). Tous les établissements scolaires et les crèches
restent fermés. La circulation peut être partiellement
ou totalement interdite.
En
cas de risque de vents forts non « cycloniques » (entre
100 et 150 km/h en pointes), associés au passage au loin
d’un cyclone ou d’une tempête ne justifiant
donc pas l’activation du plan « Cyclones »,
mais pouvant avoir des conséquences néfastes
sur tout ou partie de l’île, c’est le plan « Évènements
Météorologiques Dangereux » (EMD)
qui s’applique. Météo-France diffuse
alors des bulletins de vigilance « vents forts »,
assortis de conseils de comportement permettant l’information
de la population. En cas de désordres importants, le
préfet peut en déclencher la phase
de sauvegarde dont l’objectif est d’organiser
les secours aux populations.

|
LE
RISQUE CYCLONIQUE : consignes spécifiques
de sécurité. |
En cas de cyclone, on
distingue :
la
pré-alerte cyclonique : menace à plus
de 24h
l’alerte
orange : danger dans les 24h
l’alerte
rouge : danger imminent – préavis
de 3h
la
phase de sauvegarde :
menace écartée mais il reste
des dangers
PLUS DE 24h AVANT – PRE-ALERTE
CYCLONIQUE
- se tenir
informé : suivre les
prévisions météorologiques
et les bulletins d’information
- ne pas entreprendre de longues randonnées,
ni de sorties en mer
- vérifier ses réserves (eau,
conserves, piles, médicaments, bougies…)
- ne pas s’approcher du rivage en cas
de forte houle
- s’assurer de connaître l’adresse
ainsi que le numéro de téléphone
du centre d’hébergement le plus
proche de son domicile et noter les numéros
de téléphone utiles
24h AVANT – ALERTE
ORANGE
- se tenir informé
- vérifier et constituer ses réserves
- rentrer les objets que le vent peut emporter
(mobilier de jardin, etc.)
- renforcer les structures (hauban,
toiture…) et protéger les ouvertures (volets,
planches…)
- rentrer les animaux
- vérifier l’adresse et le téléphone
du centre d’hébergement le plus
proche
PENDANT – ALERTE
ROUGE
Rejoindre son domicile ou un
centre d’hébergement et ne sortir
en aucun cas
- se tenir fréquemment informé
- ne téléphoner qu’en cas
d’absolue nécessité
- se méfier du calme de l’œil
du cyclone et redoubler de vigilance la nuit
- rester calme, ne pas paniquer
- attendre impérativement la levée
de l’alerte pour sortir et prendre son
véhicule que si le réseau routier
est annoncé praticable

APRES – PHASE
DE SAUVEGARDE
La menace cyclonique est écartée
mais il reste des dangers : arbres arrachés,
fils électriques à terre, radiers
submergés, mouvements de terrain,
etc.
- se tenir informé
- ne pas encombrer les lignes téléphoniques
- ne pas gêner les équipes de
secours
- ne pas toucher aux fils électriques
ou téléphoniques à terre
- vérifier l’état des aliments,
s’assurer de la qualité de l’eau
(préférer l’eau
en bouteille)
- ne prendre son véhicule qu’en
cas de nécessité et s’assurer
que la circulation est autorisée
- ne pas franchir les radiers submergés
ou les ravines en crues
|

LE
RISQUE VENTS FORTS : consignes spécifiques
de sécurité. |
En
cas de vents forts, on distingue :
la
vigilance météorologique :
un risque de vents forts existe
la
phase de sauvegarde :
les vents forts provoquent ou sont susceptibles
de provoquer des désordres importants
VIGILANCE MÉTÉOROLOGIQUE
Dans la mesure du possible
:
- rester chez vous
- se tenir informé (radios,
prévisions
météorologiques…)
- prendre contact avec vos voisins et s’organiser
En
cas d’obligation
de déplacement :
- se
limiter au strict indispensable en évitant,
de préférence, les secteurs
forestiers
- limiter la vitesse sur route, en particulier
si le véhicule ou l’attelage
conduit est sensible aux effets du vent
- signaler son départ, sa destination
et son arrivée à ses proches
Pour
protéger votre
intégrité et votre environnement
proche :
- ranger ou fixer les objets sensibles
aux effets du vent ou susceptibles d’être
endommagés
- être vigilants face à l’envol
et aux chutes possibles d’objets divers,
tels que branches, tôles, panneaux, …
- n’intervenir en aucun cas sur les
toitures et ne pas toucher à des fils électriques
tombés au sol
- ne pas sortir en mer, renforcer les amarres
des bateaux à quai
- ne pas se promener en forêt, sur
le littoral ou sur les plages
- prévoir des moyens d’éclairage
de secours et faire une réserve d’eau
potable
- en cas d’utilisation d’un dispositif
d’assistance médicale (respiratoire
ou autre) alimenté par l’électricité,
prendre ses précautions en contactant
son établissement de santé ou
son association de prise en charge
PHASE DE SAUVEGARDE
Mesures
collectives prises en cas de nécessité et
pour un temps limité (liste
indicative) :
- tous les établissements scolaires,
crèches, jardins d’enfants,
centres de vacances et centres de loisirs
sans hébergement doivent fermer sur
tout ou partie de l’île
- tous les axes routiers présentant
des risques pour les usagers sont fermés
jusqu’à nouvel ordre et des
déviations sont mises en place
- les services compétents mettent
en œuvre le dispositif de mise à l’abri
des insuffisants respiratoires et rénaux
des secteurs touchés
- les organisateurs de grands rassemblements
doivent envisager la possibilité d’annulation
qui peut aussi être décidée
par le Préfet
- tous les sentiers de randonnée présentant
des risques sont fermés jusqu’à nouvel
ordre
- les municipalités activent les centres
d’hébergement
- les municipalités procèdent à des évacuations
préventives dans les secteurs les
plus exposés aux risques d’inondations
|

Le
cyclone DINA au plus près de la Réunion
le 22 janvier 2002 :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
L’œil du cyclone
sur le scope du radar Météo-France
du Colorado (Saint-Denis) le même jour :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

|
|