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NUMEROS IMPORTANTS
MÉTÉO FRANCE (répondeur) 32 50
(météo sur toute l’île, 30 cts/min)

08 97 65 01 01
(point cyclone, 51 cts/appel)
ALLO SENTIERS (répondeur) 0262 37 38 39
INFO ROUTE (répondeur) 0262 97 27 27
PREFECTURE 0262 40 77 77
POMPIERS 18
POLICE - GENDARMERIE 17
SAMU 15
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RFO 0262 99 2000
FREEDOM 0262 41 51 51
FESTIVAL 0262 23 45 67
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St-Benoît : 101.3
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St-Paul : 93.80
St-Pierre : 107.5
St-Benoît : 88.5


Qu’est-ce qu'un cyclone ?
Comment se manifeste t-il ?
Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement
Le risque cyclonique et vents forts à la Réunion
Exemples d'évènements cycloniques à la Réunion
Les mesures prises pour faire face au risque

Pour en savoir plus...

Risque cyclonique : les consignes de sécurité
Risque vents forts : les consignes de sécurité
Documents divers


Qu’est-ce qu'un cyclone ?

Un cyclone tropical est une perturbation atmosphérique tourbillonnaire se caractérisant par une énorme masse nuageuse d’un diamètre moyen de 500 km, mais pouvant dépasser exceptionnellement 1 000 km. Il naît au-dessus des eaux chaudes tropicales uniquement si des conditions thermiques, géographiques et météorologiques bien définies sont réunies. L’activité nuageuse associée au cyclone est organisée en bandes spiralées qui convergent vers un anneau central où les pluies sont torrentielles et les vents d’une violence extrême. Cet anneau, matérialisé par une muraille nuageuse de 14 à 18 km de hauteur, constitue ce que l’on appelle le mur de l’œil du cyclone. Il délimite une zone centrale « d’accalmie » correspondant à l’œil du cyclone, d’un diamètre très variable, de l’ordre de 40 km en moyenne, et où les vents sont faibles et le ciel peu nuageux.

Le cyclone est associé à une zone de basse pression atmosphérique (ou dépression) très creuse. La pression centrale est généralement inférieure à 960 hPa (hectoPascal), voire 900 hPa pour les cyclones les plus intenses, sachant que la pression atmosphérique moyenne habituelle est de 1 013 hPa. Cette différence de pression entre le cœur du système et sa périphérie est à l’origine des vents violents du cyclone.

Par définition, un cyclone tropical est une dépression d’origine tropicale dans laquelle la vitesse des vents maximaux, moyennée sur 10 minutes, est  égale ou supérieure à 118 km/h, sachant qu’à ce stade, les rafales maximales peuvent déjà atteindre 170 km/h.

Ainsi, en pratique, les conditions cycloniques correspondent à des vents de plus de 150 km/h en pointes. Les vents associés à des rafales comprises entre 100 et 150 km/h rentrent dans la catégorie des vents forts « non cycloniques »


Comment se manifeste t-il ?

Le caractère destructeur des phénomènes cycloniques est dû :

 aux vents, dont les rafales peuvent dépasser les  300 km/h. Les changements de direction et les renforcements, souvent brutaux, notamment de part et d’autre du passage de l’œil, peuvent être à l’origine de dégâts considérables ; par ailleurs, le vent, lorsqu’il atteint des valeurs très élevées, transforme en véritables missiles les objets parfois très lourds qu’il est alors capable d’emporter ;

 aux précipitations souvent torrentielles, source d’aléas importants : inondations, glissements de terrain et coulées boueuses en particulier ;

 à une surélévation du niveau de la mer anormale et temporaire qui, associée à la marée astronomique, donne ce que l’on appelle la « marée de tempête » ;

 à la houle cyclonique, dont les vagues générées par le vent, hautes d’une dizaine de mètres ou plus, peuvent être observées jusqu’à 1 000 km du cyclone à l’origine de sa formation

Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement

 Conséquences humaines : victimes corporelles et sans abri. Les causes de décès ou de blessures sont surtout dues aux marées de tempête provoquant l’inondation des zones basses littorales et aux effets liés aux fortes précipitations (chute de blocs, coulées boueuses…).

 Conséquences sur les biens : destruction partielle ou totale des édifices, des infrastructures de transports, des infrastructures industrielles, des réseaux divers (eaux, électricité, télécommunication), des infrastructures agricoles et interruption des liaisons aériennes et maritimes. Ces destructions peuvent avoir un coût considérable.

 Conséquences sur l’environnement : destruction des zones forestières, des cultures, du bétail, dégâts sur la faune et la flore liés aux inondations et aux vents violents.

 

Le risque cyclonique et vents forts à la Réunion

La menace cyclonique à La Réunion s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et mars. Néanmoins, dans le bassin cyclonique du sud-ouest de l’océan Indien, des cyclones matures ont déjà été observés dès le mois d’octobre et jusqu’en mai.

Même si statistiquement, il apparaît que les régions est et nord-est de la Réunion sont davantage exposées, tous les secteurs de l’île sont néanmoins susceptibles d’être touchés par la partie la plus active d’un cyclone tropical. (zone la plus violente, assez réduite, située au cœur du cyclone).
Les statistiques donnent une période de retour d’environ 6 ans pour l’observation de vents cycloniques sur l’île. Ceci dit, il est déjà arrivé que deux cyclones ravagent l’île à un an d’intervalle (par exemple en 1944 et 1945).

Par ailleurs, les tempêtes tropicales peuvent aussi provoquer des dégâts importants lorsqu’elles passent à proximité immédiate de l’île, de par les pluies abondantes qu’elles peuvent générer.
Aussi, si l’on considère l’ensemble des cyclones et tempêtes qui sont passés à moins de 100 km des côtes ces dernières 40 années, la durée de retour d’un tel phénomène s’établit alors à environ 2 ans, avec toutefois une répartition très irrégulière dans le temps.

Exemples d'évènements cycloniques marquants

Janvier 2002 – Cyclone Dina – dégâts très importants
Janvier 1989 – Cyclone Firinga – 4 morts et de sérieux dégâts
Janvier 1980 – Tempête Hyacinthe – 25 morts et dommages très importants, essentiellement dus aux précipitations records tombées en l’espace de 15 jours
Février 1962 – Cyclone Jenny – 36 morts et dégâts considérables dus au vent (rafales estimées à 250 Km/h à Gillot)
Janvier 1948 – Cyclone – 165 morts et  dégâts énormes (perte totale pour les cultures vivrières)

Les mesures prises pour faire face au risque

fleche La prise en compte du risque dans les règles de construction
Il s’agit de mettre en œuvre des règles de construction para-cyclonique destinées à améliorer la résistance générale du bâti contre les cyclones et surtout contre les vents violents. Un bâtiment construit selon ces règles pourra subir des dégâts plus ou moins importants mais préservera mieux la vie de ses occupants.

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La prise en compte du risque dans l’aménagement du territoire
La réduction des conséquences destructrices des cyclones passe par la maîtrise de l’urbanisation dans les zones à risque grâce aux différents documents d’urbanisme existants (SAR, SCOT, PLU, PPR…).

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La surveillance météorologique
La surveillance des dépressions et cyclones tropicaux repose pour l’essentiel sur l’exploitation des données satellitaires. Ces images permettent de localiser le centre de la perturbation et donc, d’une image sur l’autre, de déterminer son déplacement ; l’utilisation de techniques d’analyse fiables et performantes permettent également d’en apprécier l’intensité. Pour la réception directe de ces images, le Centre des Cyclones Tropicaux de la Réunion
(direction interrégionale de Météo-France à Saint-Denis) est doté de plusieurs stations de réception satellitaire à haute résolution. Par ailleurs, des progrès sont enregistrés au niveau de la prévision de ces phénomènes grâce à l’amélioration progressive de la modélisation numérique. Ainsi, l’analyse des perturbations tropicales, leur suivi et la prévision de leur trajectoire et de leur intensité permettent de déclencher à temps les alertes cycloniques.

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Les systèmes d’alertes cycloniques et de vents forts
En cas de menace cyclonique, le préfet déclenche les alertes prévues au plan de secours spécialisé « Cyclones »
(PSS Cyclones) afin d’avertir en temps utile la population. Ce système d’alerte a permis de faire chuter considérablement le nombre de victimes et l’ampleur des dégâts provoqués par un cyclone. Le plan prévoit deux niveaux d’alerte, l’alerte orange et l’alerte rouge, précédés d’une phase de vigilance et éventuellement suivis d’une phase de prudence :

 la pré-alerte cyclonique : il s’agit d’une mise en garde contre le péril cyclonique. Une perturbation cyclonique évolue dans la zone ; elle présente une menace pour La Réunion sans pour autant qu’un délai puisse être indiqué de façon précise ;

 alerte orange : la menace se précise. Il peut y avoir danger pour l’île dans les 24 heures. Les établissements scolaires et les crèches ferment mais la vie économique continue ;

 alerte rouge : elle indique que le danger cyclonique est imminent ; le cyclone ou la tempête affectera l’île ou sa périphérie immédiate dans les heures qui suivent. En alerte rouge, toute circulation est formellement interdite et il est interdit de sortir de chez soi. La population dispose d’un préavis de 3 heures pour se mettre à l’abri et prendre toutes mesures propres à assurer sa sécurité et celle de ses proches ;

 la phase de sauvegarde : la menace cyclonique est écartée mais des dangers demeurent suite au passage du phénomène (réseau routier totalement ou partiellement impraticable, arbres arrachés, fils électriques à terre, radiers submergés, éboulements, etc.). Tous les établissements scolaires et les crèches restent fermés. La circulation peut être partiellement ou totalement interdite.

En cas de risque de vents forts non « cycloniques » (entre 100 et 150 km/h en pointes), associés au passage au loin d’un cyclone ou d’une tempête ne justifiant donc pas l’activation du plan « Cyclones », mais pouvant avoir des conséquences néfastes sur tout ou partie de l’île, c’est le plan « Évènements Météorologiques Dangereux » (EMD) qui s’applique. Météo-France diffuse alors des bulletins de vigilance « vents forts », assortis de conseils de comportement  permettant l’information de la population. En cas de désordres importants, le préfet peut en déclencher la phase de sauvegarde dont l’objectif est d’organiser les secours aux populations.




LE RISQUE CYCLONIQUE : consignes spécifiques de sécurité.





1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes

 


En cas de cyclone, on distingue :

 la pré-alerte cyclonique : menace à plus de 24h

 l’alerte orange : danger dans les 24h

 l’alerte rouge : danger imminent – préavis de 3h

 la phase de sauvegarde : menace écartée mais il reste des dangers


PLUS DE 24h AVANT – PRE-ALERTE CYCLONIQUE
- se tenir informé : suivre les prévisions météorologiques et les bulletins d’information
- ne pas entreprendre de longues randonnées, ni de sorties en mer
- vérifier ses réserves
(eau, conserves, piles, médicaments, bougies…)
- ne pas s’approcher du rivage en cas de forte houle
- s’assurer de connaître l’adresse ainsi que le numéro de téléphone du centre d’hébergement le plus proche de son domicile et noter les numéros de téléphone utiles

24h AVANT – ALERTE ORANGE
- se tenir informé
- vérifier et constituer ses réserves
- rentrer les objets que le vent peut emporter (mobilier de jardin, etc.)
- renforcer les structures (hauban, toiture…) et protéger les ouvertures (volets, planches…)
- rentrer les animaux
- vérifier l’adresse et le téléphone du centre d’hébergement le plus proche

PENDANT – ALERTE ROUGE
Rejoindre son domicile ou un centre d’hébergement et ne sortir en aucun cas
- se tenir fréquemment informé
- ne téléphoner qu’en cas d’absolue nécessité
- se méfier du calme de l’œil du cyclone et redoubler de vigilance la nuit
- rester calme, ne pas paniquer
- attendre impérativement la levée de l’alerte pour sortir et prendre son véhicule que si le réseau routier est annoncé praticable

APRES – PHASE DE SAUVEGARDE
La menace cyclonique est écartée mais il reste des dangers : arbres arrachés, fils électriques à terre, radiers submergés, mouvements de terrain, etc.
- se tenir informé
- ne pas encombrer les lignes téléphoniques
- ne pas gêner les équipes de secours
- ne pas toucher aux fils électriques ou téléphoniques à terre
- vérifier l’état des aliments, s’assurer de la qualité de l’eau (préférer l’eau en bouteille)
- ne prendre son véhicule qu’en cas de nécessité et s’assurer que la circulation est autorisée
- ne pas franchir les radiers submergés ou les ravines en crues

LE RISQUE VENTS FORTS : consignes spécifiques de sécurité.





1. Se mettre à l’abri
2. Écouter la radio
3. Respecter les consignes


En cas de vents forts, on distingue :

 la vigilance météorologique : un risque de vents forts existe

 la phase de sauvegarde : les vents forts provoquent ou sont susceptibles de provoquer des désordres importants

VIGILANCE MÉTÉOROLOGIQUE

Dans la mesure du possible :

- rester chez vous
- se tenir informé (radios, prévisions météorologiques…)
- prendre contact avec vos voisins et s’organiser

En cas d’obligation de déplacement :

- se limiter au strict indispensable en évitant, de préférence, les secteurs forestiers
- limiter la vitesse sur route, en particulier si le véhicule ou l’attelage conduit est sensible aux effets du vent
- signaler son départ, sa destination et son arrivée à ses proches

Pour protéger votre intégrité et votre environnement proche :

- ranger ou fixer les objets sensibles aux effets du vent ou susceptibles d’être endommagés
- être vigilants face à l’envol et aux chutes possibles d’objets divers, tels que branches, tôles, panneaux, …
- n’intervenir en aucun cas sur les toitures et ne pas toucher à des fils électriques tombés au sol
- ne pas sortir en mer, renforcer les amarres des bateaux à quai
- ne pas se promener en forêt, sur le littoral ou sur les plages
- prévoir des moyens d’éclairage de secours et faire une réserve d’eau potable
- en cas d’utilisation d’un dispositif d’assistance médicale (respiratoire ou autre) alimenté par l’électricité, prendre ses précautions en contactant son établissement de santé ou son association de prise en charge

PHASE DE SAUVEGARDE

Mesures collectives prises en cas de nécessité et pour un temps limité (liste indicative) :

- tous les établissements scolaires, crèches, jardins d’enfants, centres de vacances et centres de loisirs sans hébergement doivent fermer sur tout ou partie de l’île
- tous les axes routiers présentant des risques pour les usagers sont fermés jusqu’à nouvel ordre et des déviations sont mises en place
- les services compétents mettent en œuvre le dispositif de mise à l’abri des insuffisants respiratoires et rénaux des secteurs touchés
- les organisateurs de grands rassemblements doivent envisager la possibilité d’annulation qui peut aussi être décidée par le Préfet
- tous les sentiers de randonnée présentant des risques sont fermés jusqu’à nouvel ordre
- les municipalités activent les centres d’hébergement
- les municipalités procèdent à des évacuations préventives dans les secteurs les plus exposés aux risques d’inondations



Le cyclone DINA au plus près de la Réunion le 22 janvier 2002 :

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L’œil du cyclone sur le scope du radar Météo-France
du Colorado (Saint-Denis) le même jour :


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